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Déclaration du Conseil National de Gauche Unitaire Adoptée le 19 mai 2012

Ensemble, demain, nous pouvons faire grandir l’espoir !

jeudi 24 mai 2012, par République et Socialisme

L’élection de François Hollande à la présidence de la République a traduit le rejet massif, par le peuple, de Nicolas Sarkozy et des politiques de régression dramatiques mises en oeuvre depuis cinq ans. Cette victoire est le produit de la volonté majoritaire du monde du travail et de la jeunesse. Les tentatives du pouvoir sortant de diviser les classes populaires, en reprenant à son compte les thèmes les plus nauséabonds de l’extrême droite, en soufflant sur les braises du racisme et de la stigmatisation de secteurs entiers de la population, ont été déjouées. L’austérité à laquelle les classes possédantes du continent européen entendent condamner les peuples a été sanctionnée sans appel. Le 6 mai représente donc un point de départ possible pour la conquête d’avancées sociales et démocratiques majeures. Dans toute l’Europe, l’éviction d’une des principales figures de ces droites brutales et arrogantes qui se sont assignées pour mission de faire payer la crise du capitalisme aux peuples sera ressentie comme un encouragement pour la contre-offensive indispensable. Une nouvelle situation s’ouvre, riche de potentialités, mais aussi lourde de dangers si un vrai changement ne se concrétisait pas en France et ne délivrait pas un signe d’espoir au-delà de ses frontières.

La victoire du 6 mai s’inscrit en effet dans un contexte d’instabilité grandissante en Europe. La crise économique y connaît une nouvelle aggravation. La récession guette nombre de pays tandis que, même en Allemagne, les perspectives de croissance s’amenuisent. Les politiques d’austérité, que le nouveau traité Merkozy vise à alourdir au prétexte de la dette, ont pour principal objectif d’affaiblir structurellement le mouvement ouvrier, afin de permettre aux classes possédantes de sortir de la dépression capitaliste sur le dos du plus grand nombre. Certains libéraux défendent même l’entrée dans une « ère post démocratique » qui imposerait la suspension de la souveraineté populaire et de la démocratie parlementaire. La violence de ces attaques provoque en réaction un essor des résistances populaires. En Espagne, au Portugal,en Italie, en Belgique, en Grande-Bretagne, et même en Allemagne, manifestations et grèves se développent pour l’emploi, les salaires, les services publics. En Grèce, les partis de droite et de gauche associés à la purge qui dévaste le pays viennent de subir une déroute électorale, tandis que la coalition Syriza, radicalement opposée à l’austérité, devenait la première formation de la gauche. L’exclusion de ce pays de la zone euro est maintenant ouvertement envisagée par certains dirigeants européens et à la direction du FMI, au risque d’ébranler l’ensemble de la zone euro et de favoriser une flambée des nationalismes réactionnaires comme des extrêmes droites. Les actions de solidarité des peuples européens seront décisives pour mettre en échec ces attaques et construire l’Europe sur d’autres bases.

Pour lire la déclaration complète, cliquez sur le document ci-dessous

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