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Appel de République et Socialisme

jeudi 9 avril 2009

Fidèles à l’esprit et à l’œuvre de la Révolution Française et de la Commune, nous sommes républicains. Fidèles à la pensée de Jaurès et à l’œuvre du Front populaire et du Conseil National de la Résistance, nous sommes socialistes. Par cette double fidélité, nous entendons agir pour un objectif : la République Sociale, c’est-à-dire pour que les concepts républicains d’égalité, de liberté, de fraternité et de laïcité ne soient pas seulement des mots désincarnés mais se déclinent dans la société toute entière de manière perceptible et vivante et dans tous les domaines, y compris dans le domaine économique et social. Cet objectif nous impose d’agir dans le présent afin de redonner à notre peuple l’espoir et la recherche d’un nouvel idéal qui lui font défaut depuis plusieurs décennies.

Or, aujourd’hui, le peuple souffre. Partout, la crise sociale fait sentir ses effets : chômage, précarité, pouvoir d’achat en berne, conditions de travail toujours plus difficiles sont le lot de la majorité de nos compatriotes, tandis qu’une petite minorité étale sans vergogne richesse et privilèges. C’est la conséquence du système libéral qui, loin de s’atténuer malgré son échec patent, poursuit ses ravages partout dans notre pays, détruisant une à une les conquêtes sociales obtenues par deux siècles de luttes. Face à cette situation, nos concitoyens ne baissent pas les bras, comme le prouvent les résistances face aux fermetures d’usines et aux délocalisations, aux attaques contre l’éducation nationale, la santé publique et les services publics ou le succès des manifestations du 29 janvier et du 19 mars. Mais cette réponse par les luttes ne suffit pas. Il faut donner à celles-ci un débouché politique, faute de quoi il ne restera plus rien de l’héritage dont nous sommes porteurs. Ce débouché ne peut sortir ni du social-libéralisme qu’incarne aujourd’hui le Parti Socialiste, ni de la démarche pseudo-révolutionnaire du NPA. L’un et l’autre font le jeu de la droite et du libéralisme : le premier en soutenant de facto la « concurrence libre et non faussée » de l’Europe libérale incarnée par le traité de Lisbonne, le second en refusant de facto toute alliance susceptible de vaincre les libéraux dans les urnes. Seule une large union des socialistes de conviction, des communistes, des républicains progressistes, des antilibéraux, des syndicalistes, et de tous les citoyennes et citoyens attachés aux valeurs de la République et du Socialisme nous paraît à même de répondre à l’attente de notre pays. Mas cette union ne se construira pas en un jour. Des jalons sont nécessaires. Et c’est dès maintenant que nous devons y travailler.

C’est pourquoi nous appelons toutes celles et tous ceux qui ont voté non le 29 mai 2005, toutes celles et tous ceux qui refusent le dogme européiste de la « concurrence libre et non faussée », toutes celles et tous ceux qui se battent contre les menaces pour la santé publique contenues dans la loi Bachelot, toutes celles et tous ceux qui se battent pour une éducation et une recherche de qualité, toutes celles et tous ceux qui veulent défendre nos services publics et en créer de nouveaux, toutes celles et tous ceux qui refusent la fatalité du chômage et de la précarité, toutes celles et tous ceux qui veulent défendre la laïcité, à soutenir notre combat pour offrir un autre avenir à notre peuple en rejoignant République et Socialisme.

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